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13. A Duke Scent, Live au Petit Opportun

Stan Laferrière Tentet

A Duke Scent, Live au Petit Opportun

Nocturne/Média7 NTCD 317


Le fils de Marc a de qui tenir, car bien élevé dans l'univers jazzistique. Le voilà désormais en pleine lumière, réunissant un tentet au Petit Opportun et proposant ses oeuvres et celles de Duke Ellington. Exellent mélange où il met en valeur ses qualités d'orchestrateur, compositeur, leader et soliste. Les heureux participants ne se font pas prier pour donner toute leur ferveur à accomplir leur tâche dans une cohésion parfaite où tous les solistes sont heureux d'exprimer leur talent, avec, vous vous en doutez, un swing toujours à la hauteur et où Stan fait éclater son scat. Du beau travail bien de chez nous.

(Jazz Notes, octobre 1998)

 


 

(4 diapasons)

Laferrière est un de ces musiciens - il y en a fort peu - qui peuvent s'offrir le luxe non de détrousser les grands créateurs du passé, mais de rivaliser avec eux et de donner, de surcroît, une actualité à cette compétition. Cet homme a le courage du franc-tireur : aucun autre arrangeur aujourd'hui, que ce soit sur des thèmes d'Ellington (magnifiquement revisités) ou sur des compositions de son cru, ne se risque sur le territoire où il vient affronter des personnages aussi imposants que Marty Paich à l'époque du Dek-tette. Ce "fumet de Duke" est délectable.

Alain Gerber (Diapason)

 



(3 étoiles)

Stan Laferrière ne finira pas de nous étonner. Musicien complet, il maîtrise le piano, la guitare et la batterie avec un égal bohneur. Arrangeur habile, il écrit d'une plume malicieuse des partitions qui génèrent un swing réjouissant. Homme de défis, il fait survivre contre vents et marées une formation de onze musiciens de valeur qu'il arrive même à glisser dans l'espace restreint - mais si convivial - du Petit Opportun pour cet enregistrement live. L'orchestre y interprète six compositions originales de Stan et quatre standards de Duke Ellington. Galvanisés par la chaude ambiance des lieux, les musiciens interviennent avec un swing omniprésent. Particulièrement inspiré à la clarinette dans "Mood indigo", Marc Richard joue à merveille le rôle d'invité de marque, ainsi que François Biensan dont le discours est un modèle d'équilibre.

Alain Tomas (Jazzman)

 


 

Stan Laferrière, le fils ainé du célèbre Marc - celui qui naguère fit danser des milliers de couples dans la cave parisienne du "Slow Club" sur les succès de Sidney Béchet, son maître - Stan joue du piano, de la batterie et chante depuis sa plus tendre enfance. Bien plus qu'un poly-instrumentiste de talent, Stan Laferrière fait partie des meilleurs arrangeurs et chefs d'orchestre nationaux actuels. "C'est dans l'écriture que je me réalise complètement", dit-il. L'album enregistré au "Petit opportun" voilà deux ans à la direction de son "tentette" le prouve avec éclat. On y retrouve le souffle de Thad Jones, Woody Herman ou Bill Holman - à travers les dix morceaux de son recueil, mélange de compositions originales et d'arrangements nouveaux sur des thèmes d'Ellington, il vous invite à plonger dans l'univers exaltant du "big band" (alors que son orchestre ne compte que dix musiciens !). Tout y est : richesse harmonique et puissance sonore des ensembles, contraste des couleurs des anches et des cuivres sur une rythmique en ébullition - un jazz qui respire à plein poumons, entretenu par un équipe enthousiaste et remarquablement soudée, où se distinguent entre autres Nicolas Montier à l'alto, Jean Ethève au baryton, Marc Richard à la clarinette (Mood Indigo), François Biensan éblouissant à la trompette (In a mellow tone), et François Laudet à la batterie, digne émule de Buddy Rich et de Sonny Payne !
"J'ai énormément de progrès à faire", déclare modestement Stan Laferrière. Ciel ! Que sera son prochain album ?

(Le Journal de l'Ile, 6 juin 1999)

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