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12. Ces quelques fleurs

Stan Laferrière Tentet

Ces quelques fleurs

Nocturne/Média7 NTCD 317


(3 étoiles)

La formule orchestrale ici utilisée et le style vocal du leader renvoient inévitablement à la production des formations de Shorty Rogers, Bill Holman, Gerry Mulligan et, bien sûr, du dek-tette réuni en 1956 par Marty Paich pour accompagner le vocaliste Mel Tormé. On aurait cependant tort de ne voir dans cette réalisation qu'une évocation passéiste de ces références. Stan Laferrière est d'abord un musicien complet. Il chante et maîtrise le piano, la guitare ou la batterie avec un égal bonheur. En un mot: il swingue. De plus, il écrit d'une plume compétente, habile, et parfois malicieuse (la touche latine de Tenderly), des arrangements originaux qui revitalisent de notes fraîches et de couleurs nouvelles les dix standards de ce recueil. Pour réussir dans cette entreprise, Stan a rassemblé des jeunes musiciens talentueux qui s'expriment en toute liberté et dont les interventions ajoutées à la voix hip de Stan sont autant de moments délectables. L'art de renouveler les vieilles recettes.

 


 

Alain Tomas (Jazzman, avril 1997)

Stan Laferrière, pianiste-arrangeur-crooner (type Mel Tormé. et pour le scat, Michel Legrand : "Lullaby of Birtlland"), consacre ces 42 minutes au genre "cool" à la Shorty Rogers et Marty Paich (10-11 musiciens) où la section Nicolas Montier (as)/Philippe Portejoie (ts)/Jean Etève (bs- bcl) fait merveille. "Giant Steps" joué typique (Bruno Rousselet, b : Vincent Cordelette, dm) est une surprise. Grande classe de ces artistes : François Laudet ("Cheek to Cheek"), Guy Bodet et Didier Havet ("Love Is Here to Stay"). Tour de force de Jean-Chlistophe Vilain (tb) sur les traces d'Urbie Green ("Gone With Ihe Wind"). Enregistré en mars 1996.

Michel Laplace (Jazz Hot)

 


 

(4 diapasons)

Chanteur influencé par M. Tormé, mais inspiré par King Cole, Stan Laferrière se hisse pour son coup d'essai au niveau qu'atteint J. Pizzareili à son meilleur, après quinze ans de carrière. Encore a-til couru pour en arriver Ià autrement plus de risques que l'Américain (cf. le steeplechase sur les accords périlleux de Giant Steps). Celui-ci n'ira pas plus loin - celui là vient seulement de se mettre en route. Déjà, on imagine de quoi il sera capable lorsque sa voix se sera "ouverte" dans le registre aigu. Et on lui souhaite de rivaliser bientôt avec l'arrangeur Laferrière qui, lui, fait de "Ces quelques fleurs" un bouquet de feu d'artifice. Voilà un garçon qui a une palette, un coup de patte, une maîtrise étonnante des volumes et des lignes et de constants bonheurs d'expression - tout cela en renouvelant une tradition dont l'origine remonte à "Birth of the Cool". Enfin, comme l'écrit C.Carrière, Stan a su ouvrir "à de sérieux solistes", par ailleurs excellents interprètes, "de larges fenêtres d'improvisation".

(Diapason, février 1997)

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