Stan Laferrière Tentet A Duke Scent
Live au Petit Opportun Nocturne/Média7 NTCD 318
2. Friday
3. Ça sent l'jazz
Le fils de Marc a de qui tenir, car bien élevé
dans l'univers jazzistique. Le voilà désormais en pleine
lumière, réunissant un tentet au Petit Opportun et proposant
ses oeuvres et celles de Duke Ellington. Exellent mélange où
il met en valeur ses qualités d'orchestrateur, compositeur,
leader et soliste. Les heureux participants ne se font pas prier pour
donner toute leur ferveur à accomplir leur tâche dans
une cohésion parfaite où tous les solistes sont heureux
d'exprimer leur talent, avec, vous vous en doutez, un swing toujours
à la hauteur et où Stan fait éclater son scat.
Du beau travail bien de chez nous.
(Jazz Notes, octobre 1998)
(4 diapasons)
Laferrière est un de ces musiciens - il y en a fort peu - qui
peuvent s'offrir le luxe non de détrousser les grands créateurs
du passé, mais de rivaliser avec eux et de donner, de surcroît,
une actualité à cette compétition. Cet homme
a le courage du franc-tireur : aucun autre arrangeur aujourd'hui,
que ce soit sur des thèmes d'Ellington (magnifiquement revisités)
ou sur des compositions de son cru, ne se risque sur le territoire
où il vient affronter des personnages aussi imposants que Marty
Paich à l'époque du Dek-tette. Ce "fumet de Duke"
est délectable.
Alain Gerber (Diapason)
(3 étoiles)
Stan Laferrière ne finira pas de nous étonner. Musicien
complet, il maîtrise le piano, la guitare et la batterie avec
un égal bohneur. Arrangeur habile, il écrit d'une plume
malicieuse des partitions qui génèrent un swing réjouissant.
Homme de défis, il fait survivre contre vents et marées
une formation de onze musiciens de valeur qu'il arrive même
à glisser dans l'espace restreint - mais si convivial - du
Petit Opportun pour cet enregistrement live. L'orchestre y interprète
six compositions originales de Stan et quatre standards de Duke Ellington.
Galvanisés par la chaude ambiance des lieux, les musiciens
interviennent avec un swing omniprésent. Particulièrement
inspiré à la clarinette dans "Mood indigo",
Marc Richard joue à merveille le rôle d'invité
de marque, ainsi que François Biensan dont le discours est
un modèle d'équilibre.
Alain Tomas (Jazzman)
Stan Laferrière, le fils ainé du célèbre
Marc - celui qui naguère fit danser des milliers de couples
dans la cave parisienne du "Slow Club" sur les succès
de Sidney Béchet, son maître - Stan joue du piano,
de la batterie et chante depuis sa plus tendre enfance. Bien plus
qu'un poly-instrumentiste de talent, Stan Laferrière fait
partie des meilleurs arrangeurs et chefs d'orchestre nationaux actuels.
"C'est dans l'écriture que je me réalise complètement",
dit-il. L'album enregistré au "Petit opportun"
voilà deux ans à la direction de son "tentette"
le prouve avec éclat. On y retrouve le souffle de Thad Jones,
Woody Herman ou Bill Holman - à travers les dix morceaux
de son recueil, mélange de compositions originales et d'arrangements
nouveaux sur des thèmes d'Ellington, il vous invite à
plonger dans l'univers exaltant du "big band" (alors que
son orchestre ne compte que dix musiciens !). Tout y est : richesse
harmonique et puissance sonore des ensembles, contraste des couleurs
des anches et des cuivres sur une rythmique en ébullition
- un jazz qui respire à plein poumons, entretenu par un équipe
enthousiaste et remarquablement soudée, où se distinguent
entre autres Nicolas Montier à l'alto, Jean Ethève
au baryton, Marc Richard à la clarinette (Mood Indigo), François
Biensan éblouissant à la trompette (In a mellow tone),
et François Laudet à la batterie, digne émule
de Buddy Rich et de Sonny Payne !
"J'ai énormément de progrès à faire",
déclare modestement Stan Laferrière. Ciel ! Que sera
son prochain album ?
(Le Journal de l'Ile, 6 juin 1999)